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Ecologie
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La truffe noire Tuber melanosporum est un champignon de type écologique xérothermophile. Elle est adaptée à la sécheresse relative des sols et aux climats chauds. En sol calcaire léger (sableux), la sécheresse du sol ne doit pas dépasser les 3 à 4 semaines en juillet et août. Au-delà d’un mois de sécheresse, la majorité des truffes nées au printemps ou au début de l’été meurent et disparaissent. Des pluies abondantes et orageuses au mois d’août, toutes les semaines à dix jours, sont à l’origine de récoltes importantes l’hiver suivant. La truffe noire Tuber melanosporum est un champignon de milieu ouvert avec une bonne diversité biologique. La qualité de l’environnement concerne essentiellement les modifications intervenues au cours de la deuxième moitié du vingtième siècle dans les paysages des régions traditionnellement trufficoles et les transformations techniques et écologiques qui ont accompagné le passage d’une agriculture vivrière à une agriculture mécanisée et de type industriel. Le reboisement des régions agricoles calcaires pauvres a été à l’origine d’une fermeture du milieu préjudiciable à l’extension de la truffe qui apprécie les paysages ouverts. Avec la mécanisation de l’agriculture, qui a permis de nourrir de plus nombreuses bouches, les écosystèmes riches et complexes dont la truffe noire a besoin ont été appauvris. Le milieu de prédilection de la truffe noire Tuber melanosporum est la friche d’ancienne culture. C’est pourquoi la déprise agricole à partir de la révolution industrielle de la moitié du 19ème siècle a été pourvoyeuse d’espaces favorables à la truffe autant que la destruction du vignoble français par le phylloxéra dans les années 1880. Les truffières naturelles se forment à la faveur de chênes en bordure de friches installées depuis une dizaine d’années sur sol calcaire relativement superficiel (15 cm de profondeur). |